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Paroisse de Saint-Eloi
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Paroisse de Saint Eloi

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5ème semaine de carême

Pour méditer avec une œuvre d’art :
Christ aux liens attendant la mort - Moyen âge - Musée de Cluny

Évangile proposé pour le partage en groupe :
Chez Pilate – Les outrages.  Marc 15 1-20a

Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.

Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. » Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné.

À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude.

Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! » Pilate leur disait : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! »

Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.

Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier.

Questions pour le partage en groupe (préparez-en au moins une avant la réunion) :

-  A la question de Pilate « Es-tu le roi des Juifs », Jésus répond « Tu le dis » : que représente pour nous le titre de « roi des Juifs » ?
-  Choisir Barabbas ou Jésus : comment choisissons-nous ? sommes-nous conscients de notre recherche fréquente d’un bouc émissaire ?
-  Jésus outragé par les soldats : comment reconnaissons-nous notre Sauveur dans cette scène et cette violence ? faisons-nous un lien avec les images de l’actualité quotidienne ?

Éclairage biblique :  Isaïe 50,4-9a - Le serviteur souffrant

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Commentaire : (Méditation du chemin de croix par le pape Benoît XVI)

La flagellation, qui était en usage à cette époque, était un châtiment terrifiant. L’horrible flagellum des Romains déchirait la chair en lambeaux. Et la couronne d’épines, tout en provoquant des souffrances aiguës, était un affront à la royauté du divin prisonnier, tout comme les crachats et les gifles.
D’horribles tortures continuent à naître de la cruauté du cœur humain – et les tortures psychiques ne sont pas moins insupportables que les tortures physiques – et souvent les victimes elles-mêmes deviennent des bourreaux. De telles souffrances n’ont-elles pas de sens ?

Prière
Seigneur, accorde la constance à nos frères persécutés !
Non, Jésus, tu continues, toi, à recueillir et à sanctifier toutes les souffrances : celles des malades, celles de ceux qui meurent à cause des privations, celles de tous ceux qui sont victimes de discriminations ; mais les souffrances qui resplendissent entre toutes, ce sont celles qui sont endurées en ton Nom.
Pour les souffrances des martyrs, bénis ton Église ; fais que leur sang devienne semence de nouveaux chrétiens. Nous croyons fermement que leurs souffrances, même si sur le moment elles peuvent apparaître comme une défaite totale, apporteront la vraie victoire à ton Église.