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Paroisse de Saint-Eloi
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Paroisse de Saint Eloi

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2ème semaine de carême

Pour méditer avec une œuvre d’art :
La Cène - Philippe de Champaigne - Musée du Louvre

Évangile proposé pour le partage en groupe :
L’institution de l’Eucharistie.  Marc 14, 22-25

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. »

Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Questions pour le partage en groupe (préparez-en au moins une avant la réunion) :

-  Nous faisons mémoire des gestes de Jésus à chaque Eucharistie : comment vivons-nous cette Eucharistie dans notre cœur ?
-  Jésus invite à prendre le pain, en disant « ceci est mon corps » : qu’est-ce que le corps du Christ pour moi ? est-il pour moi une nourriture ?
-  Après que tous ont bu à la coupe, Jésus dit « ceci est mon sang, le sang de l’alliance » : qu’est-ce que l’alliance de Dieu pour nous ?
-  Quel lien fais-je entre ces paroles et ces gestes de Jésus le jeudi soir et ce qui va se passer le lendemain, vendredi saint ?

Eclairage biblique : Lettre aux Hébreux - He 10, 4-10.

Il est impossible [...] que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.
Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.
Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second. Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.

Commentaire : (Jacques Hervieux. L’évangile de Marc)

Le Maître fait un geste rituel bien connu des Juifs lors de leur repas de fête. Comme le père de famille qui préside la table, il prend du pain et adresse à Dieu une grande prière de louange et de remerciement pour les dons reçus de lui. La « bénédiction juive », loin d’être une parole furtive, est un acte solennel par lequel les Israélites rendent grâce au Seigneur de leur avoir procuré le salut. (…) Une fois prononcé ce type de prière, Jésus rompt le pain. Il le partage en en distribuant une bouchée à chaque convive. Et, ce faisant, il leur dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Dans la langue de Jésus, l’araméen, le mot « corps » ne désigne pas la chair humaine, mais la « personne » tout entière. Jésus ne donne donc pas sa chair à manger – interprétation matérialiste et occidentale. Il annonce que sa personne va être livrée à la mort et qu’on peut communier à cela.

La signification du don qu’il fait s’éclaire davantage par le geste et la parole parallèlement effectués sur la coupe. Avec solennité, il déclare : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude ». Tous les mots ont ici une densité peu commune. Jésus, avec la coupe de vin à la main, commence à nouveau par « rendre grâce » à Dieu. C’est cette expression grecque qui a donné en français le mot « eucharistie » (action de grâce) par lequel on désigne l’ensemble des rites ici rapportés.(…) L’expression « mon sang » en langage sémitique, signifie « ma vie » (Lv 17,14). En prenant le vin consacré, les disciples ne boivent pas du sang humain. Ils ne sont pas des anthropophages. Ils communient à la personne du Christ qui a donné sa vie sur la croix (1Co 11, 17-34).

Les paroles qui suivent explicitent le sens que Jésus donne à sa mort. Son sang versé sera « le sang de l’alliance ». Jadis au Sinaï, Dieu avait conclu un pacte de communion avec Israël, le peuple élu. Après avoir lu la loi divine aux Israélites, Moïse avait scellé cette première alliance par le sang de jeunes taureaux immolés (Ex 24, 3-8). Maintenant, Jésus par sa mort va fonder ce que Paul et Luc précisent être « la nouvelle » Alliance entre Dieu et l’humanité entière.